Débit minimum biologique

Débit Minimum Biologique
Principe et fonctionnement

Un débit minimal garantit en permanence la vie,
la circulation et la reproduction des espèces vivant dans les eaux

Débit Minimum Biologique (DMB)

Définition et intérêts

En aval des ouvrages de stockage ou de prélèvement, l’article L214-18 du code de l’environnement impose de restituer un « débit minimal garantissant en permanence la vie, la circulation et la reproduction des espèces vivant dans les eaux ».

Ce débit limite ou « Débit Minimum Biologique (DMB) » doit être scientifiquement argumenté.

Aussi,  Il se doit d’ être à la base de la définition du « Débit Réservé (DR) ». Soit la valeur du débit instantané qu’un ouvrage établi dans le lit d’un cours d’eau doit laisser transiter à son aval immédiat.

Effectivement, le DR a une portée réglementaire et il est inscrit dans l’Arrêté d’Autorisation.

Par « débit minimal garantissant en permanence la vie », on entend que le DMB doit être suffisant pour :

  • Préserver la qualité physico-chimique des eaux (maintenir les capacités de dilution du cours d’eau).
  • Maintenir la continuité écologique (ligne d’eau suffisante pour le franchissement des ouvrages en aval).
  • Préserver le bon fonctionnement des zones humides périphériques (préserver les échanges entre la nappe et la rivière).
  • Permettre le maintien dans des conditions équilibrées des populations d’organismes peuplant la rivière c’est-à-dire définir un débit assurant une capacité d’accueil minimale. Il s’agit probablement de l’aspect le plus complexe à traiter et il nécessite dans la grande majorité des cas le recours aux « techniques des micro-habitats»

Techniques des micro-habitats

L’objectif des méthodes basées sur l’approche des micro-habitats est d’évaluer, en fonction du débit, les capacités d’accueil théoriques pour différents groupes d’organismes aquatiques (espèces, stades, guildes, etc.). En effet, ces méthodes aboutissent à produire des simulations de type« débits/surfaces potentiellement utiles pour telle catégorie d’organisme ».

Ces méthodes reposent sur les postulats suivants :

  • Les organismes aquatiques d’eaux courantes présentent des préférences marquées pour des vitesses de courant, des hauteurs d’eau et des substrats.
  • Les modifications des débits affecteront donc les organismes aquatiques dans leur distribution, leur comportement et leur croissance.

Protocoles

En France, les trois principaux protocoles utilisés et maitrisés par les ingénieurs de chez ICEMA sont :

  • Évaluation des Habitats (EvHa)
  • Estimation des Habitats (EstimHab)
  • Mesures hydrauliques (HEC-RAS)

Selon les protocoles utilisés, les logiciels produisent les simulations sous forme de courbes, de tableaux ou de cartes.

Bien que les protocoles diffèrent sensiblement entre eux, le principe général de ces méthodes consiste sur le terrain à relever des hauteurs d’eau des tailles de substrat sur différents transects. Également, pour les méthodes les plus élaborées, (EvHa, HEC-RAS, etc.) des mesures topographiques et de vitesses de courant sont nécessaires.

Mesure du débit minimum biologique en Bretagne

Les moyens matériel et l’expérience d’ICEMA

ICEMA dispose de l’ensemble du matériel nécessaire à la mise œuvre rigoureuse des protocoles Evha, EstimHab et HEC-RAS quels que soient les types de rivière ou la saison et dans des conditions optimales de sécurité.

ICEMA est composée d’une équipe d’ingénieurs expérimentés aux compétences variées (hydrobiologistes, écologues, hydrauliciens, statisticiens etc.). Ainsi, elle rassemble toutes les connaissances de pointes à la base des méthodes des micro-habitats.

Tout d’abord, ils ont une maitrise fine de ces outils, de leurs limites et une analyse critique quant aux simulations produites par ces modèles. De plus, l’ensemble de ces compétences permet de répondre précisément à l’ensemble des autres volets que doit comprendre une « étude DMB » (continuité écologique, zones humides, qualité des eaux, etc.).

Afin d’ alimenter et d’ interpréter rigoureusement les modèles de micro-habitats, il est nécessaire de disposer de données piscicoles et hydrologiques de qualité. En l’absence de stations de suivi de cette nature à proximité du site d’étude, ICEMA est compétente pour réaliser des mesures de débits et des inventaires ichtyologiques.

Enfin, les ingénieurs hydrobiologistes ont une connaissance approfondie des organismes peuplant les cours d’eau. Particulièrement des poissons. Ce qui est indispensable pour choisir les espèces, les stades et les guildes les plus pertinents à prendre en compte.

Débit minimum biologique à Saint-Malo par ICEMA